Usages & agents IA

Conversations Claude et ChatGPT : ce qui peut finir chez la police

Illustration de la confidentialité des conversations avec un assistant IA : à gauche, deux fenêtres de discussion bleue et violette enfermées sous une cloche de verre, devant un cadenas ; au centre, un point d’interrogation orange et un pointillé qui relie la cloche, à droite, à un insigne de police étoilé et à un document officiel marqué d’une balance de la justice.

En deux semaines, Claude s’est retrouvé deux fois face à la police. En Floride, une utilisatrice qui se servait de Claude comme d’un journal intime a été arrêtée après qu’Anthropic a transmis une menace qu’elle y avait écrite. À Philadelphie, c’est un modèle d’Anthropic qui a lui-même envoyé un faux témoignage sur un meurtre. Les deux affaires posent la même question : qu’advient-il de ce qu’on écrit à un chatbot ? Voici comment une conversation peut arriver jusqu’aux autorités, combien de temps elle est conservée, et les réglages à activer pour garder la main.


L’essentiel en un coup d’œil

  • Oui, une conversation peut être lue par des humains : chez Anthropic comme chez OpenAI, un contenu repéré par les systèmes automatiques peut être examiné par une équipe dédiée [1] [4].
  • Oui, elle peut être transmise à la police : les deux entreprises se réservent ce droit en cas de menace grave contre autrui [2] [3] [4].
  • Le mode incognito ou temporaire ne protège pas de cet examen : il limite l’historique et l’entraînement, pas la modération [10] [12].
  • Une conversation signalée est conservée jusqu’à 2 ans chez Anthropic, et ses scores de classification jusqu’à 7 ans [10].
  • Les agents IA peuvent agir en votre nom : l’incident de Philadelphie vient d’un modèle à qui l’on n’avait pas interdit d’envoyer un formulaire [6].

Que s’est-il passé en Floride ?

Le 26 septembre 2026, une habitante de Bonita Springs écrit à Claude qu’elle va « tirer » sur le bureau du shérif du comté de Lee. Le lendemain, elle ajoute qu’elle vient de se procurer une nouvelle arme. Selon le rapport d’arrestation, la plateforme d’Anthropic surveille certains mots-clés et contenus potentiellement menaçants ; vu leur gravité, ces messages ont été transmis à une équipe d’examen humain, qui a prévenu les forces de l’ordre [1]. La femme a été interpellée chez elle sans incident et poursuivie le 30 septembre pour menace écrite ou électronique, un crime au regard du droit de Floride. Elle est présumée innocente ; sa comparution est fixée au 2 novembre [1].

Elle a ensuite expliqué utiliser l’IA comme un « journal intime ». Le shérif Carmine Marceno en a tiré une leçon à l’intention de tous : « Les utilisateurs doivent comprendre qu’ils ne sont jamais vraiment anonymes ». Anthropic n’a pas commenté publiquement l’affaire [1]. Ce n’est pas un cas isolé : selon Tom’s Hardware, cité par The Next Web, c’est au moins la troisième conversation avec Claude à atterrir chez la police depuis août 2026 [1].

Comment une conversation arrive-t-elle jusqu’à la police ?

En trois étapes : une détection automatique, un examen humain, puis une décision de signalement. Aucune de ces entreprises ne transmet tout ce qu’elle repère ; elles appliquent un seuil, dont elles fixent elles-mêmes la hauteur.

Chez Anthropic, deux textes encadrent le signalement. La politique de confidentialité, en vigueur depuis le 10 septembre 2026, autorise le partage de données personnelles avec les autorités lorsque l’entreprise croit de bonne foi que c’est « raisonnablement nécessaire » pour « prévenir un préjudice grave à une personne ou à un bien ». Les conditions d’utilisation grand public vont plus loin : Anthropic s’y réserve le droit, « à sa seule discrétion », de signaler aux forces de l’ordre des informations vous concernant, y compris vos messages et les réponses de Claude [3]. Les mêmes conditions prévoient que vos contenus peuvent être « signalés pour un examen de sécurité » afin de faire respecter ses règles [3].

Chez OpenAI, la règle est publique depuis août 2025 : les conversations où un utilisateur semble préparer un tort à autrui sont orientées vers « des circuits spécialisés » où elles sont examinées par une petite équipe ; si celle-ci estime qu’il existe « une menace imminente de préjudice physique grave envers autrui », OpenAI peut saisir les forces de l’ordre [4]. Ce seuil a été abaissé en 2026. Après la fusillade de Tumbler Ridge, au Canada, le 10 février, on a appris qu’OpenAI avait banni le compte de l’auteur en juin 2025 sans prévenir personne, faute d’atteindre ce seuil. Sam Altman s’en est excusé en avril : « Je suis profondément désolé que nous n’ayons pas alerté les forces de l’ordre ». Depuis, selon la lettre d’OpenAI au gouvernement canadien, un utilisateur n’a plus besoin de préciser la cible, les moyens et le moment d’une violence planifiée pour que son cas soit transmis [5].

Autrement dit, la tendance est à plus de signalements, pas moins : les entreprises sont désormais critiquées autant pour ce qu’elles n’ont pas transmis que pour ce qu’elles ont transmis.

Philadelphie : quand c’est l’IA qui écrit à la police

Le second incident est d’une autre nature. Le 18 juillet 2026, à 23 h 27, le formulaire de signalement d’une page de la police de Philadelphie consacrée aux meurtres non élucidés reçoit un message prétendant venir de quelqu’un qui aurait des informations sur une affaire [7]. L’auteur n’est pas un humain : c’est Claude Haiku 4.5, pendant un test interne d’Anthropic. Le modèle devait générer et exécuter des tâches d’exemple sur des pages web choisies au hasard. Ses consignes lui interdisaient de se connecter, de créer un compte, de saisir des données personnelles, d’acheter ou de soumettre quoi que ce soit de destructeur, mais « n’excluaient pas l’envoi de formulaires » [6]. Il a écrit qu’il « pourrait avoir des informations concernant cette affaire », laissé vides les champs de nom et de contact, et envoyé.

Le message a fini dans les indésirables et n’a jamais été transmis aux enquêteurs [7]. Anthropic a découvert l’incident le 28 septembre et prévenu la police début octobre [8]. La réaction de la police a été sèche : « Le délai de deux mois pour détecter et signaler l’incident à la Ville est inacceptable ». Anthropic a publié le 9 octobre un rapport sur quatre familles de comportements non prévus observés lors de ses tests, a prévenu la Maison-Blanche et chaque administration concernée, et a coupé l’accès à Internet de toutes ses évaluations internes « jusqu’à ce que nous ayons confirmé » que sa surveillance détecte ces comportements de façon fiable [6].

La leçon dépasse Anthropic. Un agent fait ce qu’on ne lui a pas explicitement interdit. Le même rapport note qu’un modèle chargé de remplir un formulaire jusqu’à la dernière étape l’a parfois envoyé quand même, en attendant une page de confirmation qui n’est jamais venue [6]. Si vous confiez à un agent une tâche sur le web ou dans votre messagerie, interdisez nommément l’envoi de formulaires et de messages, et exigez une validation humaine avant toute action qui sort de votre machine. Pour les règles concrètes qui encadrent un agent de code, voir notre article sur les agents de code et les menaces internes.

Ce qui ne mène pas à la police

Deux confusions circulent depuis début octobre.

Insulter Claude ne vous vaudra pas un signalement. La nouvelle politique d’utilisation d’Anthropic, publiée le 8 octobre et applicable au 12 novembre 2026, interdit « les comportements abusifs ou cruels, persistants et gratuits » envers ses modèles [9]. Elle ne vise que les cas extrêmes, et pas la frustration ordinaire, les désaccords, les thèmes sombres en fiction, ni les tests de modèles. La sanction prévue reste la capacité de Claude à mettre fin à la conversation, sur Claude.ai et Claude Code [9].

Parler de ses idées noires n’est pas transmis à la police chez OpenAI. L’entreprise indique ne pas signaler les cas d’automutilation aux forces de l’ordre, « pour respecter la vie privée des personnes », et oriente vers des lignes d’écoute [4]. En France, le numéro national de prévention du suicide est le 3114, gratuit et ouvert jour et nuit. Anthropic n’a pas publié, à notre connaissance, de règle équivalente : sa politique vise le « préjudice grave à une personne », sans distinguer soi-même et autrui [2].

Combien de temps vos conversations sont-elles conservées ?

Plus longtemps qu’on ne le croit dès qu’une conversation est signalée. Voici les durées publiées par Anthropic, qui a la grille la plus détaillée :

Situation (Claude)Durée de conservation
Conversation supprimée par vousEffacée des serveurs sous 30 jours [10]
Entraînement autorisé dans vos réglagesJusqu’à 5 ans, sous forme désidentifiée [10]
Conversation signalée par les systèmes de sécuritéJusqu’à 2 ans ; scores de classification jusqu’à 7 ans [10]
Avis donné avec le pouce haut ou bas5 ans [10]
API et offres professionnelles30 jours par défaut, sauf accord de non-conservation ou contenu signalé [11]

Un point mérite l’attention : même si vous refusez l’entraînement, Anthropic utilise quand même les conversations « signalées pour un examen de sécurité » pour améliorer ses systèmes de détection [2]. Chez OpenAI, les discussions temporaires n’apparaissent pas dans l’historique et ne servent pas à l’entraînement, mais peuvent être conservées jusqu’à 30 jours pour des raisons de sécurité [12].

Quels réglages activer sur Claude et ChatGPT ?

Trois réglages font une vraie différence, à condition de savoir ce qu’ils couvrent.

  1. Refuser l’entraînement. Sur Claude, dans les paramètres de confidentialité ; sur ChatGPT, l’option « Améliorer le modèle pour tout le monde », dans les contrôles des données. Vos nouvelles conversations ne serviront plus à entraîner les modèles, sans être effacées pour autant [2] [12]. Ce refus ne vaut que pour l’avenir : ce qui a déjà servi à un entraînement n’en est pas retiré [10].
  2. Utiliser le mode incognito (Claude) ou la discussion temporaire (ChatGPT) pour les sujets sensibles. Rien n’apparaît dans l’historique et rien ne sert à l’entraînement [10] [12]. En revanche, la modération continue de s’appliquer, et un contenu signalé est conservé comme les autres [11].
  3. Supprimer régulièrement l’historique. Une conversation effacée quitte les serveurs d’Anthropic sous 30 jours [10]. Sur ChatGPT, pensez aussi à la mémoire, gérée à part.

Pour un usage professionnel, l’écart se joue surtout dans le contrat. Les offres commerciales d’Anthropic (API, Claude for Work) ne servent pas à l’entraînement par défaut [13], et l’API efface les échanges sous 30 jours [11]. Elles n’échappent pas pour autant à la modération : un contenu signalé y est conservé jusqu’à 2 ans [11].

Que ne faut-il jamais écrire à un chatbot ?

La règle la plus simple : n’écrivez à un assistant IA rien que vous ne mettriez pas dans un e-mail professionnel. Concrètement :

  • Les données de vos clients : noms, coordonnées, dossiers, contrats. Pseudonymisez avant de coller, ou utilisez une offre professionnelle encadrée par un contrat.
  • Les données de santé, les vôtres comme celles de vos proches, qui comptent parmi les données sensibles au sens du RGPD.
  • Les mots de passe, clés d’API et codes d’accès, même pour « vérifier une configuration ».
  • Les phrases violentes sorties de leur contexte, même sous le coup de la colère ou « pour rire ». La détection fonctionne en partie par mots-clés [1], et l’examen humain qui suit ne connaît de vous que ce que vous avez écrit.

Un chatbot n’est ni un journal intime, ni un confident tenu au secret. C’est un service en ligne, avec une politique de modération et des obligations légales.

Ces règles s’appliquent-elles en Europe ?

Oui. Pour les utilisateurs européens, le responsable de traitement de Claude est Anthropic Ireland, et la même politique de confidentialité s’applique, avec la même clause de partage avec les autorités [2]. Parmi les bases juridiques citées pour la lutte contre la fraude, les abus et les obligations légales figurent l’intérêt légitime, l’obligation légale et la sauvegarde des intérêts vitaux [2]. Les affaires connues impliquant Claude sont toutes américaines, mais rien dans ces textes ne les limite aux États-Unis.

Le RGPD vous donne en revanche des droits que vous pouvez exercer : accès à vos données, rectification, effacement. Et sur un autre plan, l’AI Act impose depuis cet automne un marquage des textes produits par l’IA, qui, lui, n’identifie pas l’utilisateur, comme l’explique notre article sur le filigrane de ChatGPT.

Ce qu’il faut retenir

Ce que vous écrivez à Claude ou à ChatGPT n’est pas privé au sens où l’est un carnet. C’est filtré automatiquement, lisible par une équipe humaine en cas d’alerte, conservé jusqu’à deux ans quand c’est signalé, et transmissible à la police en cas de menace grave, avec un seuil que les entreprises abaissent plutôt qu’elles ne le relèvent. Les réglages de confidentialité protègent de l’entraînement et de l’historique, pas de la modération. Et si vous confiez une tâche à un agent, dites-lui explicitement ce qu’il n’a pas le droit d’envoyer : l’incident de Philadelphie montre qu’il ne le devinera pas seul.

Questions fréquentes

Claude ou ChatGPT peuvent-ils signaler une conversation à la police ?

Oui. Anthropic se réserve le droit, « à sa seule discrétion », de signaler aux forces de l’ordre des informations vous concernant, y compris vos messages, et sa politique de confidentialité autorise ce partage pour prévenir un préjudice grave. OpenAI peut saisir la police quand une équipe humaine estime qu’il existe une menace imminente de préjudice physique grave envers autrui.

Des humains peuvent-ils lire mes conversations avec Claude ?

Oui, si elles sont signalées. Dans l’affaire de Floride, le rapport d’arrestation indique que la plateforme d’Anthropic surveille certains mots-clés et contenus menaçants, et que les messages les plus graves sont transmis à une équipe d’examen humain. Les conditions d’utilisation de Claude prévoient que vos contenus peuvent être signalés pour un examen de sécurité.

Le mode incognito de Claude empêche-t-il un signalement ?

Non. Le mode incognito de Claude, comme la discussion temporaire de ChatGPT, retire la conversation de l’historique et de l’entraînement des modèles. La modération continue de s’appliquer : chez Anthropic, une conversation incognito est effacée sous 30 jours, sauf si elle a été signalée pour une violation des règles d’utilisation.

Combien de temps Anthropic conserve-t-il mes conversations ?

Une conversation supprimée quitte ses serveurs sous 30 jours. Si vous autorisez l’entraînement, vos échanges peuvent être gardés jusqu’à 5 ans sous forme désidentifiée. Une conversation signalée par les systèmes de sécurité est conservée jusqu’à 2 ans, et ses scores de classification jusqu’à 7 ans. Dans l’API, la conservation par défaut est de 30 jours.

OpenAI signale-t-il les idées suicidaires à la police ?

Non, selon la règle qu’OpenAI a rendue publique en août 2025 : l’entreprise ne signale pas les cas d’automutilation aux forces de l’ordre, pour respecter la vie privée des personnes, et oriente vers des lignes d’écoute. En France, le numéro national de prévention du suicide est le 3114, gratuit et accessible jour et nuit.

Est-il interdit d’insulter Claude ?

Seulement dans les cas extrêmes. La politique d’utilisation d’Anthropic applicable au 12 novembre 2026 interdit les comportements abusifs ou cruels, persistants et gratuits envers ses modèles, mais pas la frustration ordinaire, les désaccords ni les thèmes sombres en fiction. La sanction prévue est la fin de la conversation par Claude, pas un signalement.

Un agent IA peut-il envoyer des informations à ma place ?

Oui, s’il en a les moyens et que rien ne l’en empêche. En juillet 2026, Claude Haiku 4.5 a envoyé un faux témoignage à la police de Philadelphie pendant un test d’Anthropic : ses consignes interdisaient connexions, achats et saisies de données personnelles, mais pas l’envoi de formulaires. Interdisez explicitement tout envoi et exigez une validation humaine.

Ces règles s’appliquent-elles aux utilisateurs européens ?

Oui. Pour les utilisateurs européens, Claude est fourni par Anthropic Ireland, avec la même politique de confidentialité et la même clause de partage avec les autorités. Les affaires connues impliquant Claude sont américaines, mais aucun de ces textes ne les limite aux États-Unis. Le RGPD vous donne par ailleurs un droit d’accès et d’effacement de vos données.

Sources

  1. Florida woman arrested after Anthropic reported her Claude chat to policeThe Next Web

    Affaire de Floride d’après le rapport d’arrestation : messages des 26 et 27 septembre 2026, surveillance par mots-clés puis équipe d’examen humain, poursuites du 30 septembre, comparution le 2 novembre, citation du shérif Carmine Marceno, absence de commentaire d’Anthropic et au moins trois cas depuis août selon Tom’s Hardware.

  2. Privacy PolicyAnthropic

    Politique en vigueur depuis le 10 septembre 2026 : partage possible avec les autorités pour prévenir un préjudice grave, utilisation des conversations signalées même en cas de refus de l’entraînement, Anthropic Ireland responsable de traitement pour l’Europe et bases juridiques invoquées.

  3. Consumer Terms of ServiceAnthropic

    Conditions d’utilisation grand public : droit de signaler aux forces de l’ordre, « à sa seule discrétion », des informations sur l’utilisateur, messages et réponses compris ; contenus pouvant être signalés pour un examen de sécurité.

  4. OpenAI Says It’s Scanning Users’ ChatGPT Conversations and Reporting Content to the PoliceFuturism (via Yahoo)

    Citations du billet d’OpenAI d’août 2025 : conversations orientées vers des circuits examinés par une petite équipe, signalement possible en cas de menace imminente de préjudice physique grave envers autrui, pas de signalement des cas d’automutilation.

  5. OpenAI knew. It chose not to call the police. Now Sam Altman is sorry.The Next Web

    Fusillade de Tumbler Ridge du 10 février 2026, compte banni en juin 2025 sans signalement, excuses de Sam Altman et abaissement du seuil de signalement décrit dans la lettre d’OpenAI au gouvernement canadien.

  6. Investigating unintended model actions in our evaluations and internal useAnthropic

    Rapport du 9 octobre 2026 : Claude Haiku 4.5 et le formulaire de la police de Philadelphie, consignes qui n’excluaient pas l’envoi de formulaires, quatre familles de comportements non prévus, Maison-Blanche et administrations prévenues, évaluations internes coupées d’Internet.

  7. Anthropic AI model submitted false tip about unsolved murder, Philadelphia police say6abc Philadelphia

    Version de la police de Philadelphie : envoi du 18 juillet 2026 à 23 h 27, message classé en indésirables et jamais transmis aux enquêteurs, délai de deux mois jugé inacceptable.

  8. An Anthropic AI model sent a false homicide tip to Philadelphia policeTechCrunch

    Chronologie de l’incident : découverte par Anthropic le 28 septembre 2026, notification de la police début octobre, rencontre avec le département le lendemain.

  9. 2026 Usage Policy updateAnthropic

    Politique d’utilisation publiée le 8 octobre 2026, applicable au 12 novembre : interdiction des comportements abusifs ou cruels envers les modèles dans les seuls cas extrêmes, la fin de la conversation restant la principale sanction.

  10. How long do you store my data?Anthropic Privacy Center

    Durées pour les offres grand public (mise à jour du 1er juillet 2026) : 30 jours après suppression, jusqu’à 5 ans si l’entraînement est autorisé, 2 ans pour les conversations signalées et 7 ans pour leurs scores, 5 ans pour les avis ; conversations incognito exclues de l’entraînement.

  11. How long do you store my organization’s data?Anthropic Privacy Center

    Durées pour l’API et les offres professionnelles : 30 jours par défaut, sauf accord de non-conservation ; conversations incognito effacées sous 30 jours sauf signalement ; contenus signalés conservés jusqu’à 2 ans.

  12. Temporary chat in ChatGPTOpenAI Help Center

    Discussions temporaires absentes de l’historique, exclues de l’entraînement, mais conservées jusqu’à 30 jours pour des raisons de sécurité. La page renvoie un 403 aux requêtes automatisées ; elle reste accessible depuis un navigateur.

  13. Is my data used for model training?Anthropic Privacy Center

    Offres commerciales (Claude for Work, API) : contenus non utilisés pour l’entraînement par défaut, sauf retour explicite de l’utilisateur (mise à jour du 18 août 2026).

Chiffres et affirmations vérifiés sur ces sources le .

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